École saisonnière Pégase : quatre jours pour croiser recherche, pratiques de classe et coopération

Du 21 au 24 septembre 2026, l’Éduclab de Cayenne et le réseau Canopé ont accueilli la première École saisonnière Pégase organisée en Guyane. Pendant quatre jours, des personnels du premier et du second degré ont travaillé avec trois enseignants-chercheurs autour de problématiques.

Du 21 au 24 septembre 2026, l’Éduclab de Cayenne et le réseau Canopé ont accueilli la première École saisonnière Pégase organisée en Guyane. Pendant quatre jours, des personnels du premier et du second degré ont travaillé avec trois enseignants-chercheurs autour de problématiques directement liées à la vie des classes : gestion des comportements, coopération entre élèves, compétences psychosociales et articulation entre résultats de la recherche et pratiques professionnelles.

Cette école saisonnière s’inscrivait dans la démarche du Pôle pilote Pégase, qui vise à rapprocher chercheurs, formateurs et acteurs de terrain afin de favoriser l’évolution des pratiques pédagogiques et de mieux répondre aux besoins des élèves.

L’intérêt suscité par cette première édition a été particulièrement important : 126 personnels s’étaient préinscrits. Quarante participants ont finalement été retenus et inscrits, représentant des fonctions et des contextes professionnels variés. Cette diversité constituait l’un des objectifs du dispositif : croiser les regards entre enseignants, formateurs, personnels exerçant des fonctions d’accompagnement ou de coordination, premier et second degrés.

Les interventions de Pascal Pansu, Damien Tessier et Céline Buchs ont alterné apports issus de la recherche, ateliers, mises en situation et échanges avec les participants. La coopération structurée, les conditions favorisant les apprentissages ou encore les dimensions relationnelles et psychosociales de la gestion de classe ont notamment été abordées.

Au-delà des contenus proposés, l’École saisonnière a également permis de faire émerger de nombreuses questions liées à leur mise en œuvre concrète. Comment transposer ces approches dans des contextes scolaires très différents ? Comment accompagner leur appropriation dans la durée ? Comment permettre aux participants de les expérimenter, de les adapter et, pour certains, de les transmettre ensuite à d’autres professionnels ?

Les premiers retours des participants soulignent à la fois la richesse des apports proposés et l’intensité de ces quatre journées. Ils font également apparaître un besoin de temps d’appropriation, d’expérimentation et d’échanges autour des pratiques mises en œuvre après la formation.

Cette dimension était prévue dès la conception du projet : l’École saisonnière n’a pas été pensée comme une action isolée. Un accompagnement doit permettre aux participants de poursuivre le travail engagé, de revenir sur leurs expérimentations et de maintenir les échanges avec les intervenants.

Les conférences données pendant l’École saisonnière ont par ailleurs été enregistrées afin de pouvoir être valorisées et diffusées ultérieurement.

Cette première édition constitue ainsi une étape dans la construction, en Guyane, d’un espace de dialogue durable entre recherche, formation et pratiques professionnelles. Elle doit également fournir des enseignements précieux pour de futures éditions, notamment sur le temps consacré à l’expérimentation, l’accompagnement post-formation et les modalités d’organisation d’une véritable école saisonnière adaptée au contexte guyanais.

Mise à jour : octobre 2026